Omerta habituelle: Gérard Fauré “Dealer du tout-Paris” balance sur la pédocriminalité élitiste (vidéo)🐻


Comme d’habitude dès que ça parle de pédophilie de l’élite, silence assourdissant dans les médias. Aucun n’a relayé les propos de Gérard Fauré. Je ne les apprend que 4 jours après grâce à Alexandre Lebreton (que je salue au passage pour son travail remarquable). Le plus effrayant, c’est que même RMC semble peu fier d’avoir sorti l’information. Ils parlent volontiers de la drogue dans les milieux élitistes mais leur article sur le sujet ne parle absolument pas de la pédophilie, pas un mot.

Pire encore, BFM a coupé sciemment le passage le plus crucial (à 1min02) que l’on entend ici sur leur site. N’hésitez pas à partager l’information car, clairement, on ne veut pas que ça s’ébruite. 

Les Grandes Gueules, sans filtres, qu’ils disent…Fawkes
L’auteur du livre “Le Dealer du Tout-Paris”, Gérard Fauré, a lancé quelques pavés dans la marre lors de l’émission des Grandes Gueules du 15 novembre.
Gérard Fauré évoque un “Jeffrey Epstein français” protégé par la police qui fournit le Tout-Paris pédo
Extrait d’une entrevue de Gérard Fauré, ancien dealer des stars, sur Sud Radio 02/02/2020
MAJ: Il a aussi envoyé du lourd sur C8 il y a quelques jours en parlant d’un acteur très connu, qui a fait des films policiers, toujours vivant qui fournissait des enfants de la même manière le tout avec la bénédiction et de la brigade des mœurs et de Mitterrand (comme quoi c’est familial…)

Ces révélations donnent une idée de la façon dont cela se passe dans les coulisses des hautes sphères du pouvoir ou semble cohabiter abondement la coke et la pédocriminalité.
Gérard Fauré, confessions du prince de la coke
« On m’a qualifié de prince de la coke. On aurait mieux fait de m’appeler le roi de la cocaïne. » En cette fin janvier, de passage à la rédaction du Point, Gérard Fauré fanfaronne. L’ancien trafiquant de drogue, ex-braqueur, (presque) rangé des voitures, est en verve. En pleine promotion du deuxième volume de ses mémoires*, il sort de l’enregistrement d’une émission de radio où il a donné des sueurs froides à son éditeur en évoquant le nom de quelques-uns de ses anciens clients. Dans quelques jours, il sera l’invité de plusieurs émissions télévisées à grande audience. Pour l’heure, le septuagénaire s’échauffe gentiment en revendiquant la place qu’il estime devoir lui revenir dans le paysage de la pègre des années 80.
Né à Fès, au Maroc, en 1946, d’un père militaire, par ailleurs médecin personnel du roi Mohamed V, et d’une mère berbère, Gérard Fauré a passé plus de dix-huit ans de sa vie en prison (« 14 en France, deux en Hollande, un an en Espagne et une année de plus en Belgique », dénombre-t-il). En octobre 2018, à peine sorti de Fleury-Mérogis, il publiait un premier livre autobiographique où il revendiquait avoir été le « dealer du Tout-Paris ». Citant pêle-mêle, parmi ses clients, les noms de Jacques Chirac, Johnny Hallyday mais aussi de Françoise Sagan et Jean-Edern Hallier, dont il laisse aujourd’hui entendre que la mort dans un accident de vélo, en 1997, serait, en réalité, une élimination pure et simple. L’ouvrage avait trusté les premières places des palmarès de ventes pendant près d’un mois.
Du Maroc à la Costa Brava
Gérard Fauré n’a pas été seulement le fournisseur en coke de la jet-set. « C’est vrai que j’ai aussi été braqueur de banques », confesse-t-il. « Mais c’était pour le compte du Service action civique [le SAC], la milice privée de Charles Pasqua : très peu civique mais toujours prête à l’action », se dédouane-t-il. Demande-t-on des éléments de preuve de ce qu’il avance ? Gérard réplique aussitôt : « Je ne suis pas une gamate. » Un terme d’argot qui désigne à la fois un mauvais chanteur d’opéra et un menteur. « Personne n’a saisi les tribunaux pour le premier tome. C’est sans doute que ce que raconte Gérard est vrai », surenchérit son éditeur Yannick Dehée. En sera-t-il de même cette fois-ci ? « Je peux prouver tout ce que j’avance », affirme l’auteur.
L’homme n’a pas seulement de la gouaille. Il affiche et revendique une forme de baraka. Rien ne semble lui faire peur. Surtout pas la perspective de se retrouver poursuivi en diffamation. Il s’amuse que sa maison d’édition ait été approchée par des producteurs de cinéma. « C’est vrai que ma vie pourrait faire un bon film. Car j’ai commencé très tôt », explique Gérard Fauré dans un sourire. « À 5 ans, je faisais chanter les amis de mon père, menaçant de dévoiler leurs infidélités s’ils n’achetaient pas mon silence. À 8 ans, je déterrais, avec deux amis, les cadavres du cimetière de Essaouira où mes parents avaient déménagé. Je dépouillais les corps de leurs bijoux », poursuit-il. Deux ans plus tard, il commençait la contrebande et faisait commerce de devises étrangères dans les bureaux de changes d’Algésiras. Accro au cannabis dès ses 12 ans, il dit s’être mis à dealer au collège.
En 1964, son bac en poche, il quitte le Maroc pour s’installer en Espagne où il ouvre un magasin à Torremolinos, près de Marbella. Dans cette station touristique ont trouvé refuge, quelques années auparavant, plusieurs membres du « gang des Tractions Avant » (une bande de malfaiteurs français qui tire son nom des puissantes automobiles à bord desquelles ils sévissaient, NDLR). Quand on lui demande s’il les a rencontrés, Gérard Fauré élude. À l’époque, le jeune homme tient un bar avec son frère aîné, aujourd’hui décédé, qui deviendra consul de France à Cadix. « Georges n’a jamais rien fait d’illégal », tient-il à préciser. On ne peut pas dire la même chose de Gérard. Il en rigole.
Détentions à gogo
Son premier séjour en prison date de 1970. « À cause d’un quiproquo », assure-t-il. Associé dans un commerce d’habillement à un trafiquant d’armes hollandais d’origine indonésienne dont il jure alors ne rien savoir des activités illicites, il est arrêté pour trafic de cuirs de contrebande. « Deux hommes ont déposé des ballots de cuir dans ma boutique. Je leur ai demandé de les reprendre, mais ils ont filé et, deux minutes après, débarquait la Guardia Civil », se défend-il. Gérard Fauré est incarcéré à la prison de Marbella : « Une taule horrible de 12 places dont les lits étaient creusés à même la roche comme des tombeaux », se rappelle-t-il. Il y est si méchamment frappé par les gardiens qu’il atterrit à l’hôpital. Là, une infirmière qui connaît son père alerte sa famille. « Mon père avait des accointances avec le régime franquiste. Il a débarqué avec un député et m’a fait libérer. »
Rebelote deux ans plus tard. Cette fois, son père ne peut rien pour lui. « C’est un commando du SAC qui m’a libéré en débarquant aux portes de la prison », indique Gérard Fauré, qui décide à ce moment-là de s’installer à Amsterdam. « La Hollande a été mon université du crime », plaisante-t-il. Le jeune homme se met à faire de l’import-export de cocaïne et d’héroïne, sans état d’âme. « Bien sûr, j’aurais pu éviter de fournir tous ces gens qui ne pensaient qu’à nuire à leurs prochains, et qui pour être capables de le faire se bourraient le pif de ma cocaïne ! Mais pour être franc, d’une part, à l’époque je me foutais royalement de ce qui se passait dans ce pays, d’autre part, les fournir en coke ou en cannabis m’apportait une adrénaline exceptionnelle », écrit-il.
Il s’acoquine avec un gang de cambrioleurs. « En 1973, nous avons fait plus de 400 maisons », déclare-t-il sur un ton qui pourrait laisser penser qu’il n’en est pas peu fier. Dans son précédent livre, il expliquait aussi avoir été tueur à gages « à l’occasion », toujours pour le compte du Service action civique (le SAC), composé d’anciens de l’Organisation armée secrète (OAS) : une unité clandestine qui organisait des attentats contre les « indépendantistes » et leurs alliés, pendant la guerre d’Algérie.
Sous crack
Gérard Fauré explique être, dans ces années 70, « accro » au crack, un dérivé de cocaïne ultra-concentré qui se fume. « J’ai eu du mal à me défaire de cette saloperie », émet-il. Est-ce en raison des effets stupéfiants de ce « caillou » sur son cerveau que ses souvenirs se brouillent un peu ? Il peine à se rappeler le nombre d’allers-retours qu’il effectue alors entre les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse et le Maroc. Chaque fois, il fait escale en France où sa mère a refait sa vie avec le fils d’un ancien diplomate français, en poste au Vatican. Il pense que cette étiquette place son beau-père au-dessus de tout soupçon. C’est dans leur maison de Versailles qu’il stocke une partie de sa dangereuse marchandise. Il n’en sera pas moins arrêté une nouvelle fois en 1979, en possession d’une tonne de coke, et passera deux ans à l’ombre. Dès sa sortie, il reprend sa place de « grossiste » sur le marché de la blanche. « Je fournissais alors un certain Gianni qui revendait tout ça dans les boîtes de nuit parisiennes. C’est lui qui passait pour le roi de la coke, mais le titre aurait dû me revenir à moi », émet-il, avec orgueil.
Dealeur le jour, il flambe la nuit tombée son argent au casino. « Je menais la grande vie : je dormais dans des palaces, je conduisais de luxueuses voitures et je couchais avec des filles somptueuses. » Fauré se dit alors proche de Gaëtan Zampa, croise Francis le Belge, deux grandes figures du banditisme dans les années 80. « Tous mes amis de l’époque sont morts, de mort violente. Je n’en reviens toujours pas d’être en vie, car j’ai plusieurs fois été pris dans des fusillades », confie-t-il. Ce sont ces années-là qu’il raconte dans son livre. Il explique conduire des « go-fast », effectuant des passages de la frontière à très grande vitesse, à bord d’une Ford Mustang GT, le même modèle que conduit Steve McQueen dans Bullit, ou dans une Mercedes 350L, le coupé au volant duquel Richard Gere apparaît dans American Gigolo. Il écrit avoir réchappé plusieurs fois à des embuscades. Certains épisodes semblent abracadabrants (comme ce chapitre où il explique avoir perdu une barquette de coke dans un champ et avoir réalisé qu’une vache l’avait mangée, s’offrant un trip mémorable). Faut-il vraiment prendre au pied de la lettre toutes ces histoires ? « C’est vrai que certaines peuvent sembler invraisemblables », reconnaît-il, beau joueur. Impossible de recouper ses dires. La plupart des témoins ont disparu. Gérard Fauré parle d’autant plus librement qu’il sait ne pas pouvoir être contredit.
Séducteur invétéré
Un brin vantard, l’ancien trafiquant ne se fait pas prier pour étaler ses conquêtes féminines. Il laisse entendre qu’il aurait partagé la même maîtresse que Jacques Chirac (une journaliste politique en vue) et que c’est par jalousie que l’ancien président l’aurait conduit une nouvelle fois en prison. Son livre alterne d’ailleurs évocations érotiques et scènes d’action. Les deux se mêlant parfois. Comme lorsque l’auteur détaille un épisode étonnant où, pour passer la frontière entre la France et la Belgique, il aurait corrompu les douaniers grâce au service de prostituées. « Le sexe occupe, comme la drogue, une place importante dans ma vie », glisse l’ancien trafiquant. « Mais je ne suis visiblement pas le seul », ajoute-t-il, affirmant détenir les preuves qu’un hôtel, proche des Champs-Élysées, abritait un réseau pédophile qui aurait compté en son sein un ancien ministre de François Mitterrand.
La pédophilie occupe, de fait, une place importante dans son ouvrage. L’ancien truand accuse ainsi, sans le citer, un membre de la famille royale britannique d’avoir sollicité des prostitués mineurs dans un hôtel de Tanger. « Le roi du Maroc avait fait installer des caméras cachées. Buckingham Palace a reçu quelques photos où on pouvait voir ce représentant de la Couronne en pleine action… Quarante-huit heures plus tard, la Grande-Bretagne livrait les officiers qui avaient trouvé refuge à Gibraltar après avoir tenté un coup d’État contre Hassan II, en 1972 », assène l’auteur. Une histoire qu’on jurerait sortie d’un épisode de SAS, d’un autre Gérard… de Villiers.
Naissance d’une vocation
En juillet 1986, Gérard Fauré est de nouveau arrêté. « Le Tout-Paris perd son fournisseur de cocaïne », titre France-Soir. « Le pourvoyeur du showbiz est tombé », affiche Le Parisien. Désireux de prouver que ce titre n’est pas usurpé, Gérard Fauré prend bien soin d’égrener, dans son livre, quelques noms de vedettes. On y croise ainsi un Alain Delon particulièrement cynique, un Mick Jagger défoncé, mais aussi le producteur de Grease ou de Saturday Night Fever : Robert Stigwood, porté sur la coke. On y entrevoit Claude Brasseur et Bernard Giraudeau. Gérard Fauré règle ses comptes avec Thierry Ardisson, mais aussi Thierry Le Luron. Mais ceux qu’il abhorre le plus, ce sont les avocats qu’il a fait travailler à chacune de ses (nombreuses) interpellations. « Grâce à ces nuls, j’ai failli prendre presque dix ans pour quelques grammes de drogue. Tous ces bavards étaient plus doués pour me prendre mon fric que pour me sortir du trou », peste-t-il.
Durant sa détention à Liancourt, dans l’Oise, le voyou reprend ses études. Il passe un CAP puis un BEP de comptabilité ; s’inscrit en DEUG d’anglais et fait même un stage d’horticulture. Surtout, il se met à écrire et prend goût à coucher sa vie sur le papier. « J’ai au moins quatre livres dans mes tiroirs », confie-t-il. Sorti en 1991, il retombe, quelques mois plus tard. C’est là que son chemin croise celui d’Éric Dupont-Moretti, qu’il égratigne tout particulièrement. « Tout ce qu’il a fait, c’est d’énerver le juge. J’en ai repris pour trois ans, là où je n’aurais pas dû prendre plus de 18 mois », tacle-t-il.
Entre 1997 et 2015, Gérard Fauré sera encore impliqué dans trois affaires, dont un double assassinat et une tentative de meurtre. Deux affaires pour lesquelles il s’explique dans son livre. « J’aurai aussi participé à la mise hors d’état de nuire d’un réseau djihadiste », avance-t-il, sans vouloir en dire plus. « Ce sera le sujet de l’un de ses prochains ouvrages », justifie son éditeur. Aujourd’hui libre et remarié à l’ex-femme d’un ancien grand flic, il vit dans une petite commune des Yvelines où ses deux voisins sont d’anciens directeurs de services centraux de police. « Ils se détestent mais moi je les aime bien », plaisante Gérard Fauré. Le septuagénaire rêve de cosigner, avec l’un d’entre eux, un ouvrage en forme de dialogue. Il en a déjà le titre : Le Loup et l’Agneau. « Devinez qui est l’un et qui est l’autre ? » interroge l’ancien trafiquant. Décidément intarissable.
Viols d’enfants La fin du silence par Elise Lucet HD
*Prince de la coke, de Gérard Fauré, Nouveau Monde éditions, 224 pages, 17,90 €.
Source lien dossier N°1 : Fawkes News
Source lien dossier N°2 : Le point

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